Troubles Dys

L'enfant atteint de DYS dispose d'une intelligence tout à fait normale, il est simplement touché par un dysfonctionnement localisé dans une zone du cerveau qui perturbe son apprentissage dans tel ou tel domaine, mais pas dans les autres.

 

Les troubles spécifiques des apprentissages comprennent (selon la classification DSM-5) :

- La DYSLEXIE est le plus fréquent des troubles DYS, elle touche entre 6 et 8% es jeunes enfants.
Dans ce cas, l'enfant a du mal à lire, à écrire et à comprendre.
Elle est également appelée trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture. Elle se manifeste par une mauvaise association entre les signes écrits et les sons, ainqi qu'une incapacité à saisir rapidement un mot dans sa globalité.

La DYSPHASIE est un trouble du langage oral.
Les enfants peuvent avoir des difficultés de prononciation, déformer les mots, ou avoir des difficultés à parler de façon distinte. Cela peut également se manifester par des difficultés à compser des phrases (vocabulaire et/syntaxe).

 

- La DYSCALCULIE : c'est la zone des chiffres qui est touchée, mais l'enfant peut très bien être bon en orthographe.
Les régions cérébrales concernées peuvent être liées aux représentations visuelles (chiffres arabes, à la perception des quantités ou à l'expression verbales (les noms des nombres).
Cette perception différente peut freiner la mémorisation des tables de multiplication par exemple, ou les aptitudes artihmétiques.

 

- La DYSORTHOGRAPHIE : ou trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l'expression écrite. C'est l'acquisition et la maîtrise des règles d'orthographe qui font défaut.

 

- La DYSPRAXIE : ou trouble développemental de la coordination. Elle se caractérise par des problèmes de coordination des gestes et des mouvements (environ 5% des enfants). Les enfants concernés ont des difficultés motrices, notamment pour planifier, programmer et coordonner des getes complexes. Ils ne peuvent pas automatiser un certain nombre de gestes volontaires.

 

Dans le cas de l'écriture, une forte attention est nécessaire pour former le tracé des lettres , au détriment des autres aspects tels que l'othographe ou le sens (ce qui entraîne une dysgraphie).

Ce trouble est souvent associé  des anomalies de repérage et d'organisation dans l'espcae et à des difficultés de motricité des yeux qui perturbent  l'appréhension de l'environnement par l'enfant.
Ce sont les gestes fins de la vie courante qui demandent beaucoup d'attention, comme se laver les dents, ranger un livre, mettre ses chaussettes, découper sa viande...Dans ce cas, il est utile de développer des moyens de compensaton pour éviter de mettre l'enfant en diffculté, et lui permettre d'accéder à l'autonomie (pantalon taille élastiquée, chaussures à scratch, set de table anti-dérapant...)

 

Les troubles DYS représentent environ la moitié des échecs scolaires, car les diagnostics ne sont pas posés, et que des mesures compensatoires ne sont pas proposées à l'enfant et de ses parents. Dans de tels cas, on entend  souvent qu'ils sont rêveurs,   

pas intéressés, qu'ils ont des problèmes de comportement...

 

Ces troubles sont durables. Ce sont des remédiations et des aménagements qui vont permettre de répondre aux besoins de l'enfant dans son quotidien. il n'est pas question de rééduquer à l'infini sur la base d'écart à la norme uniquement. La réésucation va plutôt représenter la somme de compétences et stratégies que l'enfant peut mettre en place, avec l'aide de l'orthoponiste, de ses parents, de se enseignants et accompagnants, pour lui permettre d'avoir un fonctionnement qui lui corresponde et qui est correct pour lui. Il ne s'agit pas de tenter à tout prix de complètement normaliser.

 

Une prise en charge adaptée va permettre de compenser les fonctions déficientes et donnera à l'enfant la possibilité de développer son potentiel. on peut, en fonction de ses besoins, recourir à l'orthophonie la psychomotricité, l'ergothérapie, l'orthoptie, ou la psychologie.

 

Une fois le trouble reconnu, des projets personnalisés de scolarisation peuvent être mis en place, proposant une aide humaine et des outils ou matériel pédagogiques spécifiques tels que la calculette , l'ordinateur, des photocopies des cours, des exercices spécifiques, une lecture orale des consignes, la reformulation des consignes, du temps supplémentaire...

Ces adaptations pédagogiques peuvent être formalisées avec le médecin de l'Education nationale, pour tenir compte des difficultés de l'enfant.

Ces adaptations peuvent se poursuivre jusqu'au brevet, voire jusqu'au bac, selon l'évolution.

TSA ou troubles du spectre autistique

L'autisme est une différence neurologiques liée aux connections des symptômes dans le cerveau. Les liaisons se font différemment.

C'est un trouble du neuro-développement affectant les relations interpersonnelles.

 

L'autisme 'typique", décrit par le pédopsychiatre  Leo KANNER en 1943, est aujourd'hui intégré dans un ensemble plus vaste, celui des troubles du spectre de l'autisme (TSA)   , qui rendent mieux compte de la diversité des situations.

 

Les TSA   font partie des troubles neuro-développementaux. les premiers signes apparaissent dans la petite enfance et persistent à l'âge adulte.

 

les perturbations sont de quatre ordres:

- Des altérations qualitatives des interactions sociales

- Des problèmes de communication (verbale et non verbale)

- Des troubles du comportement correspondant à un répertoire d'intérêts et d'activités restreint, stéréotypé et répétitif

- Des réactions sensorielles inhabituelles (auditives, cutanées, visuelles…)

 

Ces perturbations s'expriment de manières diverses. D'autres manifestations sont présentes dans les domaines de la cognition, la sensorialité, la motricité et les capacités adaptatives.

 

Les compétences de socialisation sont retardées et de caractère inhabituel. Les autistes sont des difficultés à entrer en interaction avec l'autre et à communiquer. Les répétitions ou intérêts restreints dans leurs gestes et leur discours sont très présentes. Cela va des activités motrices simples répétées en passant par des rituels compulsifs. Le jeu symbolique est délaissé pour laisser la place au jeu répétitif (battre des mains, se balancer).

il sont une aversion pour les changements d'environnement ou  d'habitudes.

 

L'autisme et les autres TSA s'accompagnent souvent de troubles du sommeil, de problèmes psychiatriques (anxiété, dépression), de troubles du développement  (trouble de l'attention/hyperactivité). Près d'un autiste sur cinq souffre également d'épilepsie.

 

Environ 700 000 personnes sont concernées en France, dont 100 000 qui ont plus de 20 ans.
les premiers signes apparaissent le plus souvent entre 18 et 36 mois.

L'origine de l'autisme est multifactorielle et largement génétique.

 

Malgré la diversité des troubles et les capacités d'insertion sociale très variables de ces personnes.

L'autisme est reconnu comme un handicap en France depuis 1996. C'est un handicap car cette différence entraine des difficultés dans la vie quotidienne.

 

L'autisme contrairement à une idée répandue, n'est pas systématiquement associé à un retard intellectuel. Le syndrome d'ASPERGER, qui fait partie des TSA est associé à un développement intellectuel élevé.

 

L'autisme ne soigne  pas, car ce n'est pas une maladie. En revanche, une prise charge adaptés améliore les capacités fonctionnelles à interagir avec le monde extérieur ainsi que l'adaptation. cette prise en charge, pluridisciplinaire et individualisée, est un parcours de soin qui évolue avec l'enfant, puis l'adolescent et l'adulte.
Elle comprend des dimensions sanitaires, médico-sociales et sociales.

L'enfant reçoit des soins psycho-éducatifs, basés sur le jeu, afin d'acquérir des outils d'interaction et motrices, à adapter son comportement et à gérer ses émotions.

La prise en charge se fait dans son lieu habituel de vie, et avec la famille, mais la scolarisation fait également partie des moyens d'insertion proposés.

 

La stratégie nationale pour l'autisme (2018 - 2022)

 

Présentée au public le 6 avril 2018, elle prend la suite de trois plans nationaux successifs.

Dotée d'environ 350 millions d'Euros, elle s'articule autour de quatre grandes ambitions:

 

- Inclure les personnes autistes dans la société

- Intervenir de manière adaptée et respectueuse de leurs choix et ceux de leur famille.

- Donner aux professionnels les moyens d'agir

- Placer la science au cœur de la politique publique en créant un réseau de recherche d'excellence et en assurant la diffusion des connaissances. il s'agit également de favoriser les méthodes  de prise en charge réellement évaluées.

 

 

 

TDAH ou trouble du déficit de l'Attention, avec ou sans Hyperactivité

C'est une difficulté d'autorégulation qui concerne l'attention, la motricité, les émotions et parfois l'alimentation et le sommeil.

Les manifestations sont motrices, comportementales et intellectuelles. Ce sont des enfants doués, curieux, mais qui peuvent se mettre en danger.
L'inattention provoque l'agitation et peut mener à de l'impulsivité.

 

Ce  qui bien souvent pousse les parents à consulter c'est que leurs enfants sont considérés comme turbulents en classe , les enseignants les convoquent régulièrement, ils ne peuvent pas emmener l'enfant dans la famille, à un anniversaire, dans les magasins.

On leur renvoie que leur enfant a des difficultés de contrôle, qu'il dérange...

 

Hyperactivité ne veut pas dire TDAH. En effet, les causes de l'hyperactivité chez l'enfant sont:

- des troubles psychopatholiques pour 40% des cas

- le TDAH représente environ 40 %

- les troubles spécifiques d'apprentissage (DYS) pour environ 15 % des cas

- les 5 % restant concernent les causes de déficience intellectuelle et les syndromes génétiques

 

Les méthodes pour poser un diagnostic passent par des questionnaires aux parents et aux enseignants, et des tests spécifiques. Plus le bilan est réalisé tôt, plus la remédiation est possible (même avant 6 ans).

 

Les troubles associés, mais pas systématiquement, sont:

- les troubles spécifiques des apprentissages (DYS) (voir chapitre spécifique)

- TDAH et précocité : cette dernière n'étant pas une maladie, on ne retrouve donc pas plus de troubles que les autres, en revanche, cette combinaison permet des stratégies de compensation plus importantes

- TOP ou trouble oppositionnel avec provocation systématique par rapport aux contraintes du quotidien. Cela se manifeste par des colères très fréquentes, et l'évitement de s'impliquer dans la responsabilité de ses actes ("c'est pas ma faute", "c'est pas moi"). Cela correspond à un comportement socialement inapproprié pour gérer les difficultés telles que des émotions négatives...

Le TOP est souvent associé chez le jeune enfant au TDAH, mais pas toujours. La prise en charge passe  par des groupes de psychoéducation qui permettent aux parents d'avoir des outils pour une résistance non violente.

- Le trouble anxieux, présent à 60 % chez les TDAH: ce sont des angoisses de séparation, des phobies ou une anxiété généralisée, qui correspondent à des schémas cognitifs anxiogènes  qui se construisent suite à des expériences ou situations négatives répétées.

De plus, du fait d'un manque d'empathie inhérent au TDAH, on a du mal à reconnaître les émotions, ou au contraire elle génèrent  une hyper-activité, que l'on a du mal à réguler.
Il est donc important d'aider les parents à aider leurs enfants à gérer leurs émotions négatives.

- TDAH et troubles du sommeil: une difficulté à s'endormir  (rester assis, allongé, impatiences...) ou bien à se maintenir dans le sommeil. Cela a pour conséquence d'augmenter en journée la difficulté de concentration.

 

Il est primordial qu'au niveau de la famille  comme de l'école, ou dans les lieux de loisirs, les interlocuteurs de l'enfant comprennent que l'enfant ne fait pas exprès, que cela n'est pas non plus lié à des problèmes éducatifs au départ , ce qui stigmatise en général les parents).

 

Le premier point thérapeutique est une bonne compréhension des difficultés de l'enfant, afin d'éviter les représentations sociales négatives qui pourraient l'amener à construire des stratégies non favorables pour se protéger (par exemple,  l'opposition, ou vouloir échapper aux contraintes).

 

La prise en charge se fait sur trois axes:

1) des mesures d'accompagnement et pédagogiques

2) des mesures psycho thérapeutiques, comme la médiation de pleine conscience, l'hypnose, et les autres thérapies brèves basées sur l'utilisation des ressources du patient

3) Un traitement pharmacologique

 

Les remédiations cognitives proposent une prise en charge pour que l'enfant trouve lui-même ses propres outils.

Elle se fait à deux niveaux, de la famille tout d'abord à qui l'on propose des ateliers seuls, sans l'enfant, basés sur la pédagogie positive (méthode BARKLEY); ensuite de l'enfant, on l'accompagne à recanaliser l'impulsivité, à accepter l'autre, ainsi que son regard, et à restaurer l'estime de soi.