Le Harcèlement

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique.

 

Selon Dan Olweus (psychologue suédo-norvégien qui  s'est consacré à ce domaine) : "...lorsque l'enfant est exposé de manière répétée et à long terme, à des actions négatives de la part de un ou plusieurs élèves ", on parle de harcèlement.

 

Il se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques, en cela, il se rapproche de la discrimination.

 

Le harcèlement peut se manifester sous diverses formes : physique, verbale, non verbale, psychologique (cou

ps, insultes, moqueries, gestes obscènes et grimaces, rumeurs, humiliations, isolement...).

 

Dans le harcèlement scolaire, contrairement aux autres types de harcèlement (cyberharcèlement, sexuel, au travail, familial), on retrouve très souvent un phénomène de groupe : le harceleur prend les autres à témoin, veut les faire rire. Certains ne disent rien, d'autres s'associent au harceleur ou rient de son comportement à l'encontre de sa victime, d'autres la défendent.

 

Selon le site "education.gouv.fr" :

- 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, dont la moitié de manière sévère, soit 5 à 6 % des élèves au total (les enquêtes de victimation, universitaires, DEPP 2011 -2013-2015)

- 55 828 sollicitations et 14 445 appels ont été traités via le numéro vert 3020

- 55 % des élèves en situation de harcèlement sont touchés par la cyberviolence.

 

Les filles sont davantage exposées à des formes spécifiques de cyberviolence, à caractère sexiste et sexuel (cybersexisme) . Elles sont notamment trois fois plus touchées par des actes de sexting (source: Centre Hubertine Auclert).

 

Tout changement notoire du comportement peut être un signe que l'enfant est victime de harcèlement. D'autres éléments peuvent augurer cela, tels que des affaires détériorées, des bleus, l'enfant qui a des symptômes physiques d'anxiété ou de nervosité, forte fatigue, maux de ventre, nausées, énurésies, insomnies, cauchemars, isolement, notes qui chutent, il ne veut plus aller à l'école... Son état d'esprit peu être très critique envers lui-même (culpabilité, honte, mésestime).

 

L'enfant qui subit de façon répétitive cette situation peut finir par avoir des représentations erronées des relations sereines aux autres. Il peut finir par intégrer la loi du plus fort, la non assistance à personne en danger et la loi du silence comme des normalités.

 

Il peut également à terme subir un traumatisme qui peut le conduire à une phobie scolaire.

 

Si un doute émerge, il est important d'insister auprès de lui, en douceur, à se confier, de le soutenir et de le valoriser afin qu'il retrouve son auto-estime.

 

Il est important d'en parler au sein de l'établissement scolaire, et que la parole circule auprès de l'équipe enseignante comme auprès des élèves.

 

La loi punit les coupables de harcèlement (à partir de 13 ans) : 
Code pénal, article 222-33-2, modifié par la loi 2014-873 du 4 août - art.40

"Le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende." (source : WWW.legifrance.gouv.fr).

L'utilisation d'internet et l'âge de la victime sont des facteurs aggravants.

 

L'éducation nationale a mis en place une campagne publicitaire et un programme autour de cette thématique, cf. le site internet: www.nonauharcelement.education.gouv.fr

 

Deux numéros verts (gratuits) existent : le 3020 pour le harcèlement, et net écoute au 0800 200 000 pour le cyberharcèlement.